L’école inclusive: Définition, exemples, et limites

L’école inclusive: Définition, exemples, et limites

L’accompagnement des élèves est primordial tout au long de leur scolarité pour qu’ils puissent s’épanouir et réussir. Dans cette logique, la loi en France a pour objectif d’instaurer une école de confiance, capable de répondre aux besoins et spécificités de chaque élève. C’est ce qu’on appelle l’école inclusive.

Dans cet article, nous allons vous présenter la définition de l’école inclusive, ses objectifs, ainsi que des exemples de mesures pour une école plus inclusive.

L’école inclusive : définition

La définition de l’école inclusive repose sur le principe que tout enfant doit être accompagné selon ses propres besoins éducatifs, qu’il soit atteint d’un handicap ou non.

Elle a pour vocation d’offrir un environnement scolaire adapté où l’enfant peut se sentir épanoui et confiant, et ce quel que soit son handicap, son origine, ou son milieu économique et social. L’école inclusive a pour vocation de n’exclure personne et d'accepter les différences !

Concrètement, la définition de l’école inclusive regroupe donc toutes les solutions et les moyens possibles mis en place par le système éducatif pour garantir la réussite du parcours individuel de l’élève et répondre à chacun de ses besoins.

Quels sont les objectifs de l’école inclusive ?

L’école inclusive a plusieurs objectifs focalisés sur la réussite de l’enfant et son épanouissement. Nous pouvons citer les objectifs suivants :

  • Maximiser le potentiel de chaque enfant
  • Assurer une scolarité réussie aux élèves souffrants d’un handicap
  • Créer un environnement scolaire bienveillant et serein
  • Combattre la discrimination et renforcer l’acceptation de l’autre dans ses différences

Quelques exemples de mesures pour une école inclusive :

Nous avons regroupé quelques mesures et moyens qui sont mis en place pour une école inclusive :

  • Accompagnement et mise en place d’aménagements pour les élèves dyslexiques
  • La possibilité de faire intervenir des professionnels de la santé au sein de l'école
  • L’accompagnement des élèves à mobilité réduite
  • Mise en place de supports de travail structurés et visuels
  • Mise en place d’évaluations qui tiennent en compte les spécificités de chaque élève
  • Aménager la classe en groupe pour favoriser les interactions
  • Donner la possibilité aux enseignants de compléter leurs formations par des méthodes spécialisées

Enfants assis en classe travaillant

L’école inclusive : Une priorité pour le Gouvernement ?

Le droit à l’éducation est un droit fondamental pour tous les enfants, et chaque école doit s’adapter et se mettre au service de ces enfants en prenant en compte leurs troubles.

En 2005, l’éducation inclusive a été rendue obligatoire par la loi pour l’égalité des droits et des chances. Elle a été mise en place principalement pour la scolarisation des enfants handicapés souffrant de troubles intellectuels et/ou cognitifs.

Au fil des années, la loi s’est développée enveloppant aujourd’hui plus de troubles, et prenant en compte toutes les diversités ainsi que les différents besoins des enfants.  

En 2020, nous avons pu constater des avancées faites par le gouvernement en renforçant les moyens au sein des écoles, et des collaborations poussées avec le secteur médico-social.

A titre d’exemple, nous pouvons citer les points suivants :

  • 385 000 élèves sont scolarisés avec plus de la moitié qui bénéficie d’aide humaine en 2020.
  • L’allocation d’une somme de 250 millions d’euros de plus en 2021 par le ministère afin de renforcer leurs efforts.
  • La création d’un numéro vert unique pour accompagner les parents dans la scolarisation de leurs enfants en situation de handicap, notamment en cette période de crise sanitaire.

Le Gouvernement a par ailleurs créé un service public de l’école inclusive.

Chaque élève dans le besoin peut bénéficier d’aides humaines et matérielles en constituant son projet personnalisé de scolarisation (PPS) en partenariat avec les maisons départementales des personnes en situation de handicap (MDPH).

Afin de savoir comment constituer votre dossier MDPH, n’hésitez pas à regarder notre webinaire « Constitution d’un dossier MDPH » .

Enfin, un élève en situation de handicap peut en plus être scolarisé individuellement dans une école, une unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis), ou dans un établissement médico-social.

Les limites de l’école inclusive :

Si l’école inclusive permet d’assurer une scolarité de qualité, ce dispositif a malgré tout des limites. Voici quelques exemples : 

  • De longs délais d’attente : Les délais pour valider son dossier auprès de la MDPH sont souvent longs, ainsi que les délais pour réussir à avoir une aide humaine pour accompagner son enfant lors de sa scolarité. Les enfants souffrant de troubles peuvent donc attendre une longue période avant de bénéficier d’un accompagnement individuel.
  • Une surcharge pour les enseignants : Il peut être ardu pour eux de s’adapter aux spécificités de chaque élève. D’autant plus que les enseignants du secondaire ont souvent plusieurs classes à gérer avec dans chaque classe des enfants avec différents troubles d’apprentissage. 
  • Les problèmes de formations : Dans les classes ordinaires, les enseignants n’ont généralement eu aucune formation en lien avec l’accompagnement d’élèves souffrant de troubles. 
  • Les problèmes liés aux transports: Pour les élèves admis dans les classes Ulis, il faut savoir que le choix de l’école leur est imposé et l’enfant peut se retrouver admis dans une classe à 30km de chez lui ! Cela peut être problématique pour lui et sa famille. 


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